Septembre
Alphabétisation et éducation de base

Depuis 1967, la Journée internationale de l’alphabétisation est célébrée le 8 septembre à l’initiative de l’Unesco. Elle rappelle au public l’importance de l’alphabétisation en tant que facteur de dignité et de droits humains.
Le Rotary International a saisi cette opportunité pour modifier en 1986 son calendrier et inscrire l’axe stratégique Alphabétisation et Éducation de base au mois de septembre.
L’alphabétisation s’adresse à toute personne adulte, sans distinction d’âge, de race, de sexe, de religion, de culture et d’origine sociale, ne sachant pas ou peu lire et écrire, ou ne maitrisant pas, et ce dans aucune langue, les compétences et savoirs de base correspondant au niveau de fin d’étude primaires.
L’alphabétisation est le fondement de l’apprentissage tout au long de la vie. Elle autonomise les individus, les familles et améliore leur qualité de vie. L’alphabétisation contribue à éliminer la pauvreté, promeut l’égalité des genres et assure le développement durable, la paix et la démocratie. Elle permet enfin une participation accrue au marché du travail et le développement des chances dans la vie.
L’éducation de base se définit comme l’ensemble d’activités éducatives se déroulant dans différents environnements (formel, non formel et informel) et visant à répondre aux besoins éducatifs fondamentaux. Elle recoupe dans une très large mesure le concept « d’éducation fondamentale » qui avait cours précédemment.
L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde (Nelson Mandela)
Des chiffres qui donnent à réfléchir :
A ce jour, ce sont 263 millions d’enfants et adolescents à travers le monde qui n’ont pas accès à l’éducation, principalement dans l’Afrique subsaharienne, principalement des filles.
Du côté des adultes, le monde dénombre 774 millions d’analphabètes, dont 75 % vivent dans seulement 15 pays comme le Bengladesh, le Brésil, la Chine, l’Inde ou le Nigéria. Dont 64 % de femmes.
En France, où pourtant l’école est obligatoire et gratuite pour tous, 7 % de la population adulte âgée de 18 à 65 ans y ayant été scolarisée est en situation d’illettrisme, soit 2 500 000 personnes en métropole

